25 ans d’appartement de coordination thérapeutique (parution Le Média Social)

paru sur Le Média Social, le 10 janvier 2020 par Sandrine Lana

©Valérie Vrel
©Valérie Vrel

[Enquête long format]

Dans les années 1990, faute de réponse de l’État, des appartements sont ouverts par des associations aux personnes séropositives précaires, pour les sortir de la rue et leur assurer un suivi médical. Aujourd’hui, le dispositif est au centre de la politique sociale du logement d’abord et le nombre de places augmente chaque année, pour un public qui a évolué.

Il y a 25 ans, des associations ouvrent des lieux pour donner un répit aux personnes atteintes du VIH en situation de précarité. Ce sont les premiers appartements de coordination thérapeutique (ACT) en France. « Face à l’absence de prise en charge et d’hébergement, des associations se sont mobilisées ensemble. Petit à petit, les ACT ont maillé le territoire métropolitain, puis ultramarin », se rappelle Laurent Thévenin, délégué général de la fédération Santé et Habitat (ex-Fédération nationale d’hébergement VIH, à l’origine des premières expérimentations) qui regroupe aujourd’hui la plupart des gestionnaires d’ACT.

Un dispositif officialisé en 2002

En 1994, l’État soutient le dispositif, qui entre dans le code de l’action sociale et des familles (CASF) : en plus de proposer un toit sur la tête de chaque résident, il installe durablement autour de lui une coordination de professionnels du médico-social. Il obtient en 2002 le statut d’établissement médico-social. « Ce moment marque la pérennisation des ACT sur le plan juridique, ils obtiennent tous les attributs du secteur, dont la continuité du financement », précise Laurent Thévenin.

Doucement, l’épidémie de sida est endiguée par les progrès de la recherche et la trithérapie. Les ACT perdurent pourtant, et s’ouvrent alors aux personnes atteintes d’autres pathologies chroniques sévères et/ou en situation de fragilité psychique et sociale.

 

(disponible sur le site – abonnement)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *