ENVIRONNEMENTLa Marine invitée à garder les cétacés à vue20 minutes, paru le 18/04/2007 « Pourquoi ne pas repérer les baleines par des balises ? », lance un jeune gradé. « Ou bien fixer un système répulsif sous la coque ? », tente un autre.Mercredi dernier, des officiers en fin de cursus à l'Ecole de la marine marchande de Marseille ont suivi une conférence de Pascal Mayol, de l'association Souffleurs d'Ecume, venu les sensibiliser au problème de collision entre bateaux et cétacés.En saison estivale, la hausse du trafic maritime et de la présence des baleines, en quête de nourriture entre le littoral corse et continental, multiplie les risques d'accident. « Chaque année en Méditerranée, des dizaines se font percuter, expose le chercheur, et un navire ne ressort pas toujours indemne d'un choc avec un animal de 70 tonnes. » Répulsifs et balises sont inutilisables : par accoutumance au bruit, les baleines ne fuiraient plus à l'approche des bateaux. Et marquer les cétacés coûterait cher. « Aujourd'hui, la meilleure solution reste la détection visuelle », assure Pascal Mayol. « On est déjà bien occupé, soupire un officier. Peut-être si chaque navire fait profiter aux autres du signalement d'une baleine via notre système de fax... » Là encore, la piste a été creusée : « En recevant une tonne de télécopies, les commandants passeraient à côté de dangers plus importants », explique le scientifique. Une fois par an, l'association propose donc de former les officiers volontaires au repérage visuel, depuis la cabine de pilotage.
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