EMPLOIDébat sur l’emploi des docteurs en science politiqueArborescience, paru le 07/02/2007 En plus de découvrir une trentaine de doctorats, les participants du Salon des thèses en science politique assisteront, vendredi 9 février 2007 à Paris, à des conférences dédiées aux débouchés non académiques dans la discipline.Réunion d'experts
Organisée par l’Association française de science politique (AFSP), la journée débutera par des conférences sur la recherche, sur les financements et sur l’international. Au cours de l’après-midi seront abordés les possibilités de recrutement hors milieu universitaire.
Peu de places en fac Les sciences politiques ne sont pas épargnées par le déséquilibre entre l’offre et la demande d’emploi : entre soixante et soixante-dix jeunes docteurs se retrouvent chaque année sur le marché pour, au mieux, une vingtaine de postes en université. "Et le déséquilibre s’accentue depuis que la province multiplie les formations doctorales", ajoute Yves Deloye, secrétaire général de l’AFSP et professeur à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Des pistes dans le privé S’ils ne sont pas recrutés dans le secteur public, quelles perspectives s’offrent alors aux scientifiques ? "Ils peuvent se présenter aux organismes de sondage, d’expertise politique ou encore à la presse qui recherchent les compétences et les savoirs de spécialistes", indique Yves Deloye. Selon lui, les collectivités locales, en pleine structuration intercommunale, notamment, sont aussi en demande d’experts de la mise en réseau des acteurs locaux. A une toute autre échelle, les "internationalistes" sont prisés, rapporte Yves Deloye. "Les ONG, par exemple, ont besoin de professionnels de certaines aires ou de certaines situations culturelles pour endosser le rôle d’interlocuteur dans des processus de négociation", assure-t-il.
Rapprocher recruteurs et thésards Le but du salon est aussi de réduire le fossé entre entreprises et docteurs. Pour cela, les directeurs des ressources humaines invités à l'événement seront sensibilisés au professionnalisme des scientifiques. Pour aller plus loin, une réflexion est engagée sur les attentes des employeurs du secteur privé. "Le dossier pourrait être déposé au ministère, afin de réadapter la formation doctorale aux exigences du marché de l’emploi", explique Yves Deloye. Partage d'expérience Depuis peu, les doctorants en science politique font aussi preuve d’ouverture au secteur non académique et pensent de plus en plus tôt à leur insertion professionnelle. En fin de journée, les participants pourront profiter du témoignage de docteurs déjà en poste. Bien insérés, ces derniers raconteront leur parcours d’embauche, la nature de leurs fonctions. Employeurs potentiels, ils parleront aussi du réseau qu’ils ont développé depuis leurs débuts professionnels.
A. H.
> Pour en savoir plus : 6e Salon des thèses en sciences politiques Vendredi 9 février 2007 FNSP 56, rue Jacob 75006 Paris |