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INTERNATIONAL

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Sœur de cœur des Afghanes immolées

Metro, paru le 16/10/2007


Une infirmière voue sa vie aux grands brûlés d’Herat

Marie-José Brunel, petit bout de femme au regard perçant, est fière : le centre pour grands brûlés qu’elle coordonne à Herat, en Afghanistan, vient d’ouvrir. Plusieurs mois par an, cette infirmière aixoise part sur place pour le compte d’HumaniTerra International, une association marseillaise d’aide chirurgicale aux pays du tiers-monde.

Le choc de la découverte
Depuis la chute des talibans en 2001, les Afghanes retournées au pays sont souvent mariées de force, dans un pays en proie au conservatisme. Désespérées, beaucoup s’immolent par le feu. Pour la bénévole, en visite en 2002 dans l’hôpital principal de la ville, c’est le choc : “Les victimes gisaient à même le sol dans leur pus...” Marie-José Brunel a alors travaillé à l’hôpital, avec les moyens du bord.
 
Dans son livre, S’immoler à 20 ans. Une infirmière française en Afghanistan témoigne (dont les produits de la vente sont reversés à HimaniTerra), elle révèle combien son investissement dépasse le cadre professionnel. Elle offre tout son amour à “ses petites sœurs”.  “Elle leur donne son âme”, estime même son entourage. L’expatriée reconnaît se nourrir de ces échanges, un peu au détriment des siens et de sa vie d’Occidentale. Depuis l’ouverture du centre, elle reste positive : “Les conditions d'hospitalisation sont superbes, les patients sont bien, c'est le plus important.” Utile, elle sent qu’elle l’est pleinement dans son pays d’adoption auprès des Afghans dont elle a déjà le regard clair et chaleureux.
 
A. H.
 
Pour en savoir plus : www.humani-terra.org
 
 

Andréa Haug

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