Remue-méninges
- Presse-Papiers organise chaque mois une rencontre à Aix-en-Provence ou à Marseille. C'est l'occasion de tisser des liens entre professionnels et de discuter de thèmes propres à notre métier.
Vendre un sujet
« Comment vendre un sujet ? L’aspect commercial du métier ». C’était la question du jour le 8 novembre dernier au café marseillais « Les Danaïdes ». Pour tenter d’y répondre, le collectif a réuni autour de lui une douzaine de journalistes et photographes. Des discussions informelles se dégagent certains points de consensus.
La première approche du média. Rien de mieux que de montrer sa trombine : ne pas hésiter à aller voir le rédacteur en chef en direct, avec plusieurs sujets à proposer. Pour une première collaboration, accepter de ne pas être forcément bien payé si le sujet est intéressant. Car une relation confiance peut s’instaurer, ce qui facilitera les publications ultérieures. Et le papier pourra être vu par d’autres medias et le sujet être repris. Par exemple, une photo en Une de Libé est rémunérée 80 euros, mais on gagne en crédibilité. Si on a fait un article visible, dans un titre « prestigieux », le joindre sous forme de scan. Autre possibilité : renvoyer dans le mail de première approche à un site Intranet ou un blog où figurent son CV et des papiers.
L’état d’avancement des papiers. Tous les sujets doivent être creusés avant d’être proposés. L’idéal : démarcher avec un synopsis détaillé présentant le sujet et quelques photos en basse définition (ou de petite taille, pour une version papier). Pour de la vidéo, présenter une cassette ou un DVD présentant le sujet.
Les relances. Point trop n’en faut ! Relancer, s’accrocher, oui. Harceler, non. S’adapter à la façon dont travaille la personne, que l’on pressent en général au téléphone.
L’organisation personnelle. Pour ne pas s’emmêler les pinceaux, mieux vaut tenir un agenda sous forme de tableau avec la date à laquelle on a contacté X, la date à laquelle il faudra le relancer…