💡 Pourquoi c'est important
Ce procès rappelle l'urgence de repérer les signes de maltraitance infantile, même des décennies après les faits, pour protéger d'autres enfants vulnérables.
🔑 Points clés
- Inass, 4 ans, est morte en 1987 après des années de violences répétées par sa mère, Halima El Bakhti
- La mère décrit un rejet mutuel dès le retour de l'enfant en France, mais nie l'ampleur des sévices malgré les preuves médicales
- Le procès révèle un déni profond et une incapacité à assumer les actes, malgré les témoignages accablants
📝 Résumé
Le procès d'une femme de 72 ans, accusée d'avoir infligé des violences extrêmes à sa fille Inass, morte à 4 ans en 1987, entre dans sa cinquième journée. Halima El Bakhti, qui encourt la perpétuité, décrit un lien brisé dès l'enfance de l'enfant, laissée au Maroc par sa mère avant d'être ramenée en France. Les échanges révèlent une incompréhension totale entre les deux femmes, avec des aveux partiels de violences (morsures, gifles, brûlures) mais un déni persistant sur leur gravité. La présidente de la cour tente de faire émerger des réponses, sans succès. L'accusée évoque une relation toxique, mais reste floue sur les circonstances du décès, accusant indirectement son ex-mari. Le récit glaçant des sévices, détaillés par la légiste, contraste avec l'absence de remords clairs.