À Patamban, au Mexique, les femmes céramistes tentent de résister au crime organisé et à l’agriculture intensive
À Patamban, petit village mexicain perdu dans les montagnes du Michoacán, l’argile a toujours été une alliée pour les femmes. María Mateo, 71 ans, y a appris le métier dès 7 ans, façonnant des cruches traditionnelles avec sa grand-mère. Ce savoir-faire lui a permis d’élever seule ses trois filles après le décès de son mari. Mais depuis une dizaine d’années, le paysage et l’économie du village ont été bouleversés par l’arrivée massive de cultures intensives comme l’avocatier ou le fraisier. Ces monocultures, gourmandes en eau et en terres, menacent à la fois l’environnement et les traditions locales.