« Nous risquons de tout perdre » : le vote européen sur les OGM pourrait sacrifier les semenciers français
Dans deux semaines, le Parlement européen va voter une nouvelle loi qui pourrait bouleverser l’agriculture en Europe. Les plantes modifiées par des techniques génétiques récentes (NGT) pourraient être commercialisées sans contrôle strict, et surtout, devenir brevetables. Jusqu’ici, les OGM étaient très encadrés en Europe, mais ce texte ouvre la porte à une privatisation du vivant : les petits semenciers craignent de se faire écraser par les géants du secteur. En France, où la filière semencière est un fleuron national employant 11 000 personnes, l’inquiétude grandit. Pourtant, le gouvernement français a déjà donné son feu vert à ce texte, malgré les alertes des professionnels. Le débat sur les brevets divise même les acteurs du secteur, certains y voyant une menace pour la biodiversité et l’innovation locale.