Cinquante ans après sa mort, Mao Zedong est l’un de ces tabous dont la Chine a le secret
Cinquante ans après sa disparition, Mao Zedong reste un sujet ultra-sensible en Chine. Officiellement, l’État marque l’anniversaire par une simple ouverture supplémentaire du mémorial de Tian’anmen, sans fioritures ni hommages appuyés. Les médias locaux se contentent de relayer un communiqué sobre, comme s’ils craignaient de réveiller un passé encore brûlant. Pourtant, son visage orne toujours les billets et les murs du pays, preuve que son héritage, à la fois glorifié et controversé, hante encore le quotidien des Chinois. Personne n’ose fouiller dans les archives ou célébrer sa mémoire : le régime préfère garder le contrôle sur sa légende. Un silence qui en dit long sur les non-dits d’un pays où l’Histoire se écrit encore à coups de censure.