"Des fois, j'ai des trous de mémoire" : au premier jour de leur procès, l'état de santé des parents de la "martyre de l'A10" au cœur des débats
Quarante ans après la mort atroce de leur fille Inass, abandonnée mutilée sur l'autoroute A10 en 1987, Ahmed Touloub et Halima El Bakhti comparaissent enfin devant la cour d'assises du Loir-et-Cher. Les deux septuagénaires, séparés depuis 2010, sont accusés d'actes de torture ayant causé la mort de leur enfant de 4 ans. Le procès s'ouvre dans une ambiance lourde, avec la lecture glaçante du rapport d'autopsie décrivant des violences répétées, des brûlures et des morsures sur le corps de la fillette. Les parents, assis côte à côte, semblent absents, l'un fixant ses pieds, l'autre regardant dans le vide. Leurs déclarations contradictoires et leurs troubles de mémoire ajoutent une dimension troublante à ce drame familial devenu affaire judiciaire.