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#Colonialisme

Découvrez les dernières actualités et analyses sur le colonialisme, ses héritages et ses enjeux contemporains. Retrouvez des articles informatifs sur les mouvements de décolonisation, les débats mémoriels et les impacts socio-économiques à travers le monde.

13 articles · page 1/2

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Qui se cache derrière Ourika, première héroïne noire de la littérature française ?

Une historienne américaine, Miranda Spieler, creuse une question historique : est-ce que tous les esclaves arrivés en France sous l’Ancien Régime devenaient automatiquement libres ? À l’époque, la France des colonies vivait de l’esclavage et du commerce triangulaire, tandis que la métropole affichait des lois plus floues. Elle s’intéresse particulièrement à Ourika, une figure rendue célèbre par un roman du début du XIXe siècle, mais dont on ignore presque tout de la vraie vie. Ce personnage, devenu une héroïne littéraire, symbolise les zones d’ombre de cette période. L’auteure du livre veut savoir si la réalité correspondait aux idées reçues sur la liberté des esclaves en France. Son enquête révèle des contradictions entre les textes de loi et les pratiques réelles.

💡 Pourquoi : Comprendre cette histoire éclaire les ambiguïtés de la France sur l’esclavage, entre valeurs affichées et réalité coloniale.
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Restitutions d’objets d’art pillés : “Que l’on rende enfin sa mémoire à l’Afrique”

En 1916, un tambour sacré ivoirien, symbole de résistance contre la colonisation, est volé par les colons et envoyé en France. Pendant plus d'un siècle, il reste enfermé dans un musée parisien, loin de ceux qui lui donnaient sens. Ce n'est pas qu'un objet : c'est un morceau de mémoire, de parole et d'identité pour le peuple Atchan. En 1965, un écrivain béninois lance un appel percutant : 'Rendez-nous l'art nègre !', bien plus qu'une demande de restitution, une exigence de retrouver ce qui a été arraché. Aujourd'hui, la question des objets pillés pendant la colonisation resurgit avec force, comme un écho à cette injustice historique.

💡 Pourquoi : La restitution de ces objets pourrait aider à réparer une partie des blessures causées par la colonisation, en rendant aux peuples africains une partie de leur histoire et de leur identité.
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Guyane, Martinique... « La ruée vers les énergies fossiles prolonge l'œuvre coloniale »

En Guyane, en Martinique et ailleurs dans les territoires d'outre-mer, certains élus veulent relancer l'exploitation des énergies fossiles pour booster leur économie locale. Mais une tribune signée par des députés et intellectuels met en garde : cette solution risque de prolonger les mécanismes de domination hérités de la colonisation. Plutôt que de reproduire les erreurs du passé, ces territoires pourraient inventer un modèle de développement plus respectueux de leur environnement et de leur histoire. Le débat dépasse la simple question énergétique : il interroge la capacité des peuples à choisir leur avenir, loin des logiques extractivistes qui ont toujours creusé les inégalités.

💡 Pourquoi : Ces territoires, souvent en première ligne face au changement climatique, pourraient devenir des laboratoires pour repenser la transition écologique et la souveraineté énergétique.
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« Pour des écologies décoloniales, refusons la ruée vers l'or noir »

En Martinique et dans les territoires ultramarins français, des élus et intellectuels appellent à refuser l’exploitation pétrolière et gazière, malgré les difficultés économiques locales. Ils soulignent que cette option prolongerait un modèle colonial destructeur, où les ressources sont pillées au profit d’une minorité, sans jamais apporter de véritable émancipation. À la place, ils proposent de miser sur des alternatives locales comme l’agroécologie ou les énergies renouvelables, en s’appuyant sur les savoirs traditionnels des peuples autochtones et afrodescendants. Le débat touche aussi à la représentation politique : les territoires ultramarins, sous-représentés, peinent à faire entendre leur voix dans les décisions nationales. L’enjeu ? Inventer un modèle de développement qui ne reproduise pas les erreurs du passé.

💡 Pourquoi : Ce débat interroge directement la capacité des territoires ultramarins à choisir leur avenir sans reproduire les schémas d’exploitation qui ont marqué leur histoire.
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La Guinée demande à la France la restitution du crâne de Bokar Biro et de trois de ses proches

La Guinée a officiellement demandé à la France de lui rendre les crânes de Bokar Biro et de trois de ses proches, dont son frère et son père. Ces restes humains appartenaient à des figures historiques majeures du Fouta-Djalon, une région guinéenne autrefois dirigée par Bokar Biro, dernier Almamy. Ce dernier cumulait les rôles de chef politique et religieux dans cet État théocratique. La demande a été déposée fin juillet par le ministre guinéen de la Culture. Ces crânes, conservés en France, symbolisent une page sombre de l’histoire coloniale et des tensions persistantes autour des restitutions d’objets culturels.

💡 Pourquoi : Ces restitutions pourraient apaiser des tensions mémorielles et symboliser la reconnaissance des crimes coloniaux, tout en renforçant les relations culturelles entre les deux pays.
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Rencontre avec la Soudanaise Suzannah Mirghani, réalisatrice de “Cotton Queen”

Au Soudan, une réalisatrice et historienne, Suzannah Mirghani, signe un film qui plonge dans la vie d’un village où les femmes cultivent le coton depuis des générations. À travers les yeux de Nafisa et de sa grand-mère Al-Sit, elle raconte comment la tradition et la sororité résistent face à un projet industriel étranger. Ce projet menace les cultures locales et les moyens de subsistance des habitantes, tout en réveillant les blessures laissées par l’époque coloniale britannique. Le film, *Cotton Queen*, sort en France début août, mais son tournage a été perturbé par la guerre civile soudanaise de 2023. Mirghani, qui enseigne aussi à l’université de Georgetown au Qatar, a puisé dans ses recherches pour mêler fiction et réalité dans cette histoire.

💡 Pourquoi : Ce film met en lumière les conflits entre modernité industrielle et traditions locales, un enjeu qui touche des millions de personnes dans le monde face aux pressions économiques et historiques.
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Avant l'écoféminisme, Suzanne Césaire tissait déjà le lien entre colonisation et destruction du vivant

Suzanne Césaire, figure méconnue de la Martinique, a marqué l’histoire intellectuelle bien avant que l’écoféminisme ne devienne un courant à la mode. Entre 1941 et 1945, cette institutrice, mère de six enfants et cofondatrice de la revue *Tropiques*, a exploré le lien entre identité antillaise, terre et résistance face au colonialisme. Ses textes, comme *Malaise d’une civilisation*, dépeignent un Martiniquais enraciné dans la nature, loin des clichés exotiques ou des stéréotypes racistes. Elle y dénonce aussi l’exploitation des ouvriers agricoles et la destruction environnementale, des problèmes qui persistent aujourd’hui. Son approche poétique et politique, mêlant écologie et féminisme, en fait une pionnière dont l’héritage résonne encore.

💡 Pourquoi : Comprendre son travail éclaire les racines des luttes écologiques et culturelles actuelles dans les Antilles, où les mêmes enjeux de domination et de rapport à la terre restent d’actualité.
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Mysore, le royaume indien qui a défié l’East Indian Company

Au 18ème siècle, la Compagnie des Indes orientales, une entreprise britannique, se transforme en une machine de guerre économique. Avec l'appui de l'État anglais, elle écrase les royaumes locaux pour contrôler l'Inde et ses richesses. En 1757, elle écrase les troupes du Bengale à Plassey, marquant un tournant dans sa domination. Face à elle, des dirigeants comme Haidar Ali, roi de Mysore, résistent avec des armées mixtes. Ces conflits montrent comment une poignée d'hommes d'affaires a pu, avec le temps, devenir les maîtres d'un sous-continent entier.

💡 Pourquoi : Comprendre cette période éclaire comment les entreprises peuvent, avec le soutien de l'État, façonner l'histoire et les équilibres géopolitiques.
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L'histoire d'Edmond Albius, l'enfant esclavisé qui mondialisa la vanille

La vanille, cette épice douce et parfumée que tout le monde adore, a mis du temps à conquérir le monde. Contrairement au café ou au cacao, elle ne poussait pas dans des plantations géantes. Son succès fulgurant au XIXe siècle doit beaucoup à un adolescent réunionnais, Edmond Albius, réduit en esclavage. Ce jeune homme a découvert une technique simple pour féconder les fleurs de vanille à la main, une astuce qui a fait de la France le premier producteur mondial pendant un temps. Pourtant, son nom est resté dans l'ombre pendant des décennies, comme si l'histoire avait oublié son rôle clé.

💡 Pourquoi : Comprendre cette histoire rappelle comment des innovations simples, souvent portées par des personnes marginalisées, peuvent transformer des économies entières.
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Le Royaume-Uni reconnait 10000 soldats du Penjab morts pendant la Première Guerre mondiale

Le Royaume-Uni va enfin inscrire près de 10 000 soldats punjabis morts pendant la Première Guerre mondiale dans son registre officiel des victimes. Ces hommes venaient d’une région aujourd’hui partagée entre l’Inde et le Pakistan, mais qui faisait alors partie de l’Empire britannique. Leur sacrifice, longtemps ignoré, va être officiellement reconnu après des décennies d’oubli. Ces soldats ont combattu sous le drapeau britannique, comme des milliers d’autres issus des colonies, mais leur mémoire a été effacée des livres d’histoire. Leur inclusion dans ce registre marque une étape importante pour la reconnaissance de leur contribution à la guerre. Cette décision pourrait aussi relancer des débats sur la façon dont l’histoire traite les soldats issus des anciennes colonies.

💡 Pourquoi : Cette reconnaissance rappelle que l’histoire des conflits mondiaux ne se limite pas aux récits européens, et invite à réévaluer la place des soldats coloniaux dans la mémoire collective.
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L’amour aux temps des guerres impériales, avec Abdulrazak Gurnah

Le dernier roman d'Abdulrazak Gurnah, *Les Vies d'après*, est désormais disponible en format poche deux ans après sa sortie en français. Ce livre raconte l'histoire de personnes qui tentent de reconstruire leur vie malgré les ravages d'une guerre, dans la Tanzanie d'autrefois sous domination allemande. L'auteur, prix Nobel de littérature, y explore la résilience humaine face aux traumatismes collectifs. L'histoire se déroule dans un contexte historique précis, mêlant drames personnels et contexte colonial. Une lecture qui invite à réfléchir sur la survie et la reconstruction après les conflits.

💡 Pourquoi : Ce livre permet de mieux comprendre les conséquences durables des guerres sur les individus et les sociétés, à travers une narration accessible et poétique.
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« Le WWF est né du racisme, du colonialisme et du capitalisme »

La démission surprise de la présidente du WWF France, Alexandra Palt, après sa participation à une marche antiraciste, a mis en lumière les tensions internes de l'organisation. Fondé dans un contexte colonial et capitaliste, le WWF collabore aujourd'hui avec des multinationales comme Shell ou Coca-Cola, tout en expulsant des populations locales de parcs naturels en Afrique et en Asie. L'historien Guillaume Blanc dénonce un « colonialisme vert » toujours actif, où la protection de la nature sert parfois à masquer des pratiques violentes ou des partenariats douteux.

💡 Pourquoi : Comprendre les contradictions du WWF éclaire les limites de certaines organisations écologistes, souvent liées à des intérêts économiques puissants, et interroge leur capacité à concilier justice sociale et protection de l'environnement.
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