Mouvements sociaux : “Je n’avais jamais vu Paris si vide et résignée”
Un journaliste italien, Aldo Cazzullo, a parcouru Paris un samedi soir de mobilisation sociale et décrit une ville méconnaissable : places désertes, commerces fermés, barricades et forces de l'ordre omniprésentes. L'ambiance n'a rien à voir avec les grandes mobilisations passées, comme celle de 1995 ou les rassemblements après les attentats de 2015. Les tensions sociales laissent place à une forme de résignation, et même les petits gestes de solidarité, comme l'adolescent qui aspergeait d'eau les passants, semblent aujourd'hui mal perçus. Pour ce journaliste, la situation actuelle pourrait bien avantager les extrêmes politiques, avec une montée des idées radicales dans un contexte de crise sociale et économique.