Dans l’est du Burkina Faso, le cencengu est bien plus qu’un morceau de tissu
Dans l’est du Burkina Faso, le cencengu n’est pas qu’un simple tissu : il raconte une histoire, celle des Gourmantché. Ce pagne aux bandes rouges, bleues et noires accompagne les grands moments de la vie, des dots aux cérémonies d’initiation. Autrefois réservé à des occasions précises, il connaît un vrai retour en grâce, porté par des autorités locales et des ambassadeurs culturels. Les tisseuses artisanes, comme Salmata Ouoba, voient leurs commandes exploser, signe d’un engouement qui dépasse les frontières de la région. Même à Ouagadougou, des jeunes l’adoptent comme un symbole d’identité, au point de créer des hashtags pour le promouvoir. Le cencengu devient ainsi un marqueur culturel à préserver, entre tradition et modernité.