« Pour prendre le train, il faut être militant » : les Alpes du Sud, symbole de l'abandon des petites lignes
Dans les Alpes du Sud, prendre le train relève presque d’un acte militant : horaires rares, gares fermées, voies vieillissantes et retards à répétition transforment chaque trajet en parcours du combattant. Entre Veynes, hub ferroviaire vieillot, et Digne-les-Bains, coupée du réseau depuis 1991, les usagers se débrouillent avec des solutions de fortune, faute d’investissements suffisants. Les lignes locales, souvent à voie unique, accumulent les goulots d’étranglement, tandis que les promesses de travaux pour les Jeux Olympiques de 2030 peinent à convaincre. Résultat : des trains qui roulent au ralenti, des correspondances impossibles et une fréquentation en chute libre, malgré l’envie des voyageurs de privilégier le rail.