"Les enfants étaient pétrifiés et silencieux" : exilée de Corée du Nord, une militante raconte les exécutions publiques dans son pays natal
Eunju Kim a fui la Corée du Nord il y a vingt ans, mais les images des exécutions publiques qu’elle a vues enfant la hantent encore. À l’époque, elle n’avait que quelques années quand elle a assisté à une exécution : le condamné a été abattu devant une foule d’enfants figés par la peur, sans un cri, sans une larme. Aujourd’hui, elle témoigne pour alerter sur la terreur utilisée par le régime pour maintenir son contrôle. Malgré les risques, des Nord-Coréens, surtout les jeunes, continuent de braver l’interdit en cherchant des contenus étrangers, comme des séries ou de la musique sud-coréenne, punissables de mort. Ces pratiques, contraires au droit international, restent difficiles à documenter car le pays verrouille toute information.