Année après année, le pouvoir chinois efface la mémoire du massacre de Tian’anmen
Chaque 4 juin, la Chine fait tout pour que l’on oublie le massacre de Tian’anmen en 1989, où l’armée a écrasé dans le sang un mouvement pro-démocratie. À Hong Kong, autrefois symbole de liberté d’expression, les médias et la société civile se taisent désormais sous la pression. Les veillées aux chandelles, traditionnelles depuis 30 ans, ont été interdites après une loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin en 2020. Les arrestations se multiplient, comme celle d’une avocate risquant 10 ans de prison pour avoir organisé ces commémorations. Même des gestes anodins, comme un fil rouge ou une image blanche en ligne, sont censurés. Les réseaux sociaux et les publicités sont passés au peigne fin pour effacer toute référence à la date ou au symbole des chars.