"Mérite-t-on d'être traités comme des chiens ?" : un détenu de la "pire prison de France" raconte son quotidien
Un détenu de la maison d'arrêt de Grenoble-Varces décrit des conditions de détention dignes d'un cauchemar : rats géants dans les cellules, promiscuité extrême avec des détenus dormant à même le sol, et hygiène déplorable. La surpopulation y atteint 200%, alors que l'établissement est conçu pour en accueillir la moitié. La Contrôleure générale des lieux de privation de liberté alerte sur un niveau d'alerte maximal pour l'hygiène, avec moisissures, déjections de rongeurs et équipements hors service. Les promenades sont réduites à une par jour, et les violences entre détenus, parfois nocturnes, se multiplient faute de surveillance suffisante. Les douches, sales et sans protection, exposent à des risques sanitaires. Les syndicats de surveillants pointent aussi un manque criant de personnel, aggravant la situation.