“Le Canada n’était pas fait pour moi”
Zina Malas, une jeune Libanaise de 24 ans, a quitté Beyrouth en 2022 pour tenter sa chance à Montréal, espérant échapper à l’instabilité de son pays. Elle imaginait y trouver un marché du travail plus accueillant et une vie sociale épanouie, mais la réalité l’a vite rattrapée : malgré des centaines de candidatures, aucun emploi ne lui a été proposé, et le froid, la solitude et le coût de la vie ont achevé de la décourager. Son expérience illustre un paradoxe : le Canada offre sécurité et stabilité matérielle, mais pas toujours le sens ou la chaleur humaine qu’elle recherchait. Après trois ans, elle a choisi de rentrer au Liban pour y lancer sa propre entreprise, estimant que son pays natal, malgré ses défis, lui offrait un terrain plus concret pour agir et interagir. Son parcours interroge les attentes des expatriés face à l’eldorado canadien.