Dans les cartables des élèves français, le poids cumulé de 150 ans de bureaucratie
La rentrée scolaire en France rime souvent avec cartables surchargés et listes de fournitures interminables. Les enfants trimballent des sacs qui pèsent parfois plus lourd qu’eux, entre manuels, cahiers et classeurs. Les parents, eux, courent les magasins en août pour cocher chaque case de la liste imposée, sous peine de se retrouver avec des rayons vides ou des prix gonflés en ligne. Le budget moyen pour équiper un élève dépasse les 200 euros, une somme qui peut faire grincer des dents. Derrière cette tradition, une logique administrative bien ancrée : chaque établissement impose sa propre version des fournitures, sans marge de manœuvre. Résultat, les familles suivent le mouvement sans broncher, même si ça donne l’impression de payer deux fois pour la même chose.