“Il me reste quoi, l’armée ?” : en Russie, entrer au lycée relève du parcours du combattant
En Russie, choisir la voie du lycée après la 3ème n’est plus un droit automatique : en 2024, moins de 43 % des élèves ont réussi à y entrer, contre plus de la moitié il y a huit ans. Les établissements professionnels, comme les tekhnikums, attirent désormais plus de la moitié des jeunes, signe d’un virage dans l’orientation scolaire. Les familles, surtout celles avec un passé d’études supérieures, vivent cette sélection comme une épreuve stressante. Un adolescent moscovite, issu d’un milieu favorisé, a été recalé dans son lycée malgré une moyenne correcte, sans explication claire sur les critères de refus. Les places en lycée se raréfient, transformant l’orientation en parcours semé d’embûches : examens répétés, révisions intensives, et incertitude permanente.