Édouard Philippe, un modéré inaudible dans “une cacophonie de voix en colère”
Édouard Philippe, figure modérée du centre droit, voit sa candidature à la présidentielle s’effriter depuis des mois. Les sondages, qui le plaçaient à 20 % en mars, sont tombés à 16 % fin octobre, un recul plus marqué que chez ses adversaires. Entre les tensions internes dans son camp, la lassitude des électeurs et la progression des partis populistes, l’ancien Premier ministre peine à se faire entendre. Les violences récentes ont encore complexifié la donne, brouillant les messages et les stratégies. Les médias étrangers soulignent son isolement croissant, avec une perte de soutien plus rapide que celle des autres candidats majeurs. Son profil, autrefois perçu comme rassurant, semble aujourd’hui moins audible dans un paysage politique en ébullition.