Face à un système de santé défaillant, des Nigérianes se tournent vers l’accouchement traditionnel
Au Nigeria, certaines femmes préfèrent désormais accoucher avec l’aide de sages-femmes traditionnelles plutôt que dans les hôpitaux, jugés froids et inefficaces. Bukola Osoba, par exemple, a vécu une expérience traumatisante : ignorée pendant son travail, elle a dû se débrouiller seule avant qu’on daigne s’occuper d’elle. Face à des soignants pressés et peu empathiques, ces futures mamans se tournent vers des méthodes ancestrales, transmises par des herboristes ou des aïeules, qui misent sur l’expérience plutôt que sur la médecine moderne. Une tendance encore minoritaire, mais qui grandit à mesure que la confiance dans le système de santé s’effrite. Le Nigeria reste l’un des pires pays au monde pour donner la vie : une femme sur cent y meurt en couches, selon l’ONU. Pour ces femmes, le choix n’est pas anodin : c’est une question de survie, mais aussi de dignité.