Pour Tokyo, le sommet entre Trump et Xi à Pékin “n’est pas une mauvaise nouvelle” en soi
Le Japon surveillait avec attention le sommet entre Donald Trump et Xi Jinping à Pékin début mai, craignant qu’un rapprochement entre les deux puissances ne fragilise sa position en Asie. Tokyo avait tenté d’organiser une rencontre entre Trump et sa Première ministre juste avant, sans succès : le président américain a préféré se rendre directement en Chine. Le Japon redoute surtout l’idée d’un « G2 » États-Unis-Chine, qui réduirait son rôle dans la sécurité régionale, notamment face à la menace nord-coréenne ou aux tensions autour de Taïwan. Pendant ce temps, un ministre américain a tout de même discuté avec la dirigeante japonaise la veille du sommet. La diplomatie japonaise se retrouve donc en position d’observateur, sans influence sur les décisions prises entre Washington et Pékin.