💡 Pourquoi c'est important
Ce cas illustre les tensions entre agriculture intensive et bio, où les choix de produits chimiques menacent directement la survie des petites exploitations et la transition écologique.
🔑 Points clés
- Le prosulfocarbe, pesticide très volatil, contamine régulièrement des cultures bio à des kilomètres de son épandage, détruisant des récoltes entières
- Les agriculteurs victimes peinent à obtenir réparation : assurances et État renvoient la responsabilité, laissant les exploitations en danger
- Les règles d’utilisation du produit sont souvent contournées, et les alternatives (récolte précoce) réduisent les rendements pour les cultures bio
📝 Résumé
Amandine Dupuy, agricultrice bio en Eure-et-Loir, a vu sa récolte de sarrasin détruite en 2021 à cause d’un pesticide voisin, le prosulfocarbe. Depuis, elle se bat pour être indemnisée et craint une nouvelle contamination qui mettrait son exploitation en péril. Le problème touche des centaines d’agriculteurs : près de 400 récoltes ont été perdues entre 2018 et 2024, surtout pour le sarrasin. Malgré des règles plus strictes, certains agriculteurs ignorent les distances de sécurité ou les conditions météo, comme le prouve l’échange brutal d’un voisin. L’État, lui, traîne à indemniser les victimes, malgré une première condamnation en 2025.