La justice ordonne au garde des Sceaux de "mettre un terme aux comportements contraires à la déontologie commis par certains agents" de la prison de Condé-sur-Sarthe
La justice vient de donner un coup de sifflet à l’État pour des pratiques jugées inacceptables dans une prison de haute sécurité. Un rapport publié début juillet pointait des violences répétées et systématiques commises par certains surveillants envers les détenus, notamment dans le quartier réservé aux criminels les plus dangereux. Onze prisonniers ont porté plainte en urgence, avec l’aide d’un avocat et d’une association de défense des droits en prison. Le tribunal administratif de Caen a ordonné au ministre de la Justice de stopper ces dérives et de respecter les règles déontologiques. L’État a aussi été condamné à verser 1 000 euros à l’Observatoire international des prisons pour cette affaire. Une décision saluée comme une victoire pour les détenus, dont la parole est enfin prise au sérieux après des mois de combat.