"J'aimerais bien savoir pourquoi c'était comme ça entre ma fille et moi" : la mère d'Inass, "la petite martyre de l'A10", s'enfonce dans le déni
Le procès d'une femme de 72 ans, accusée d'avoir infligé des violences extrêmes à sa fille Inass, morte à 4 ans en 1987, entre dans sa cinquième journée. Halima El Bakhti, qui encourt la perpétuité, décrit un lien brisé dès l'enfance de l'enfant, laissée au Maroc par sa mère avant d'être ramenée en France. Les échanges révèlent une incompréhension totale entre les deux femmes, avec des aveux partiels de violences (morsures, gifles, brûlures) mais un déni persistant sur leur gravité. La présidente de la cour tente de faire émerger des réponses, sans succès. L'accusée évoque une relation toxique, mais reste floue sur les circonstances du décès, accusant indirectement son ex-mari. Le récit glaçant des sévices, détaillés par la légiste, contraste avec l'absence de remords clairs.