« Je n'ai rien pris, rien cassé, rien volé » : après le 17 octobre, des tribunaux impitoyables
Trois jours après les manifestations du 17 octobre, les tribunaux correctionnels de plusieurs villes françaises ont jugé des personnes accusées de participation aux pillages ou aux dégradations. Le ministère de la Justice a demandé une réponse judiciaire « ferme » : 2 513 gardes à vue et 67 incarcérations ont été recensées. Certains accusés, comme un jeune de 19 ans, clament leur innocence malgré des accusations de tentative de vol, sans preuve matérielle. D’autres, comme une lycéenne ou un homme de 25 ans, sont condamnés à des peines de prison ferme, parfois sans éléments concrets. Les avocats dénoncent une justice sous pression politique, tandis que le gouvernement se félicite des condamnations.