Après l'affaire Lyhanna, le gouvernement envisage d'ajouter de nouvelles mesures au projet de loi sur la protection de l'enfant présenté fin mai en Conseil des ministres
Le gouvernement français accélère la machine après l’affaire Lyhanna, une collégienne de 11 ans dont le meurtre a choqué le pays. Sébastien Lecornu, le Premier ministre, organise une réunion d’urgence avec ses ministres pour renforcer un projet de loi sur la protection de l’enfance, déjà prévu pour fin mai. L’idée ? Ajouter des mesures qui répondent aux failles mises en lumière par cette affaire : des peines plus lourdes pour les violeurs en série, un changement des délais de prescription, et une meilleure information des victimes pendant les procédures judiciaires. Le gouvernement veut aussi que les décisions de classement sans suite soient mieux expliquées, surtout dans les cas de crimes sexuels. Ces ajustements pourraient être intégrés dès le prochain Conseil des ministres, via une mise à jour du texte. À l’Assemblée nationale, les députés rendront hommage à Lyhanna avant d’examiner le projet de loi en juillet.