Au Liban, des déplacés, oubliés de tous, vivent dans une grande pauvreté
Au Liban, des centaines de milliers de personnes déplacées par la guerre n’ont toujours pas pu rentrer chez elles, malgré un cessez-le-feu signé mi-juin. Des familles entières survivent dans une misère noire, comme si le conflit avait laissé derrière lui des fantômes oubliés. Les conditions de vie sont si rudes que beaucoup manquent du strict nécessaire : nourriture, abri, soins. Les villages d’origine, souvent détruits ou minés, restent inaccessibles ou inhabitables. Les aides promises se font rares, et les déplacés s’accrochent à l’espoir d’un retour impossible à court terme. Entre désespoir et résilience, leur quotidien ressemble à une course d’obstacles sans fin. Les enfants grandissent sans école stable, les adultes peinent à trouver un travail. Le Liban, déjà en crise, semble avoir tourné la page sur leur sort.