Après l'empreinte carbone, voici l'empreinte plastique
Des chercheuses françaises viennent de créer un nouvel indicateur pour mesurer la pollution invisible des plastiques : l'empreinte plastique particulaire (EPP). Contrairement au bilan carbone, qui ne capture pas la dangerosité des micro et nanoplastiques, cet outil comptabilise leur dissémination dans l'environnement, issue de la fragmentation des objets en plastique. Par exemple, un t-shirt en polyester peut émettre jusqu'à 57 % de sa masse en particules plastiques sur sa durée de vie, alors que son bilan carbone semble avantageux. Le recyclage, souvent présenté comme une solution, pourrait même aggraver cette pollution en accélérant la dégradation des matériaux.