Edouard Philippe, Raphaël Glucksmann, Gabriel Attal pris pour cibles par des ingérences russes : pourquoi il peut être contreproductif de dénoncer ces opérations
Ces dernières semaines, des candidats à la présidentielle française ont été visés par des attaques en ligne peu subtiles, probablement orchestrées depuis la Russie. Des faux comptes ou des rumeurs grossières ont circulé pour les discréditer, sans que leur origine ne soit toujours claire. Certains estiment qu’il vaut mieux ignorer ces provocations, qui pourraient s’éteindre d’elles-mêmes si on ne leur donne pas d’écho. D’autres, au contraire, y voient une tentative délibérée de semer le trouble dans le débat politique. Le problème, c’est que ces opérations brouillent les pistes et rendent difficile la distinction entre une vraie polémique et une manipulation étrangère.