L’incarcération du principal opposant de Guinée-Bissau fait craindre une dérive autoritaire
En Guinée-Bissau, la transition politique après le coup d’État de novembre dernier prend un tournant inquiétant. Un référendum constitutionnel est prévu pour fin août, suivi d’élections en décembre, mais l’arrestation du chef de l’opposition, Domingos Simões Pereira, jette une ombre sur ce processus. L’homme politique, ancien Premier ministre et figure du PAIGC, est accusé de liens avec des tentatives de coup d’État et de malversations financières. Déjà placé en résidence surveillée après le putsch, il est désormais en prison, ce qui alimente les craintes d’un glissement vers un régime plus autoritaire. Son parti dénonce une arrestation sans fondement légal, orchestrée par un juge proche du pouvoir.