« On veut traumatiser toute une génération. Mais ça ne marchera pas »
En Seine-Saint-Denis, des lycées vétustes, surchauffés en été et glacés en hiver, deviennent le symbole d’un système éducatif à bout de souffle. Des élèves, souvent issus de quartiers populaires, dénoncent des conditions de travail indignes et une sélection toujours plus brutale à l’université via Parcoursup. Leur mobilisation, née dans des lycées professionnels, a pris de l’ampleur malgré une répression policière d’une violence inédite depuis des décennies. Les enseignants, comme Manel Ben Boubaker, soutiennent ce mouvement en pointant du doigt un projet politique qui transforme l’école en marché, au détriment des plus précaires. Derrière les slogans, une jeunesse en colère refuse un avenir fait de précarité, de répression et de climato-scepticisme, tout en réinventant les formes d’apprentissage.