«Quand on aura fini nos études, on sait qu’on restera au chômage» : en Albanie, la jeunesse refuse l’exil et réclame du changement
À Tirana, la capitale albanaise, des étudiants descendent dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol face à un avenir bouché. Sans emploi à la clé après leurs études, beaucoup voient dans l’exil la seule issue. Leur colère vise d’abord le Premier ministre Edi Rama, mais aussi l’opposition, jugée tout aussi incapable de proposer des solutions. Les manifestations, de plus en plus tendues, reflètent un malaise profond : la jeunesse albanaise ne croit plus en son pays. Le mécontentement dépasse le cadre politique, révélant une société en quête de changement radical.