Pourquoi le choc pétrolier annoncé ne s’est pas (encore) produit
Depuis deux mois, le détroit d’Ormuz, une route maritime vitale pour le pétrole mondial, est bloqué par l’Iran en représailles à des tensions géopolitiques. Résultat : 13 millions de barils par jour manquent à l’appel, et les prix du pétrole ont bondi de plus de 50 %. Pourtant, contrairement aux crises énergétiques passées, le monde ne s’emballe pas. Les économies tiennent le choc, les marchés restent stables, et certains pays comme le Pakistan ou les Philippines s’adaptent avec des mesures d’urgence. Cette résistance s’explique par des stocks importants, des politiques de soutien et l’impact inattendu de l’intelligence artificielle, qui booste l’activité économique ailleurs.