Et si l’identité devenait “portable” ?
De plus en plus d’Américains, de Britanniques ou d’Australiens s’installent en France sans couper les ponts avec leur pays d’origine. Ce n’est plus réservé aux riches ou aux artistes : des classes moyennes profitent d’un coût de la vie plus bas et du télétravail pour vivre entre deux pays. Dans des villages bourguignons, des expatriés se retrouvent au café, louent des maisons à petits prix ou alternent entre deux résidences. Leur identité ne disparaît pas : elle s’enrichit d’une nouvelle vie, sans effacer l’ancienne. L’expatriation devient une option plus flexible, presque un mode de vie à la carte.