Le “made in EU” porteur de nouvelles crises entre la Turquie et l’Union européenne ?
L’Europe veut protéger ses usines en limitant l’accès des pays tiers aux aides publiques et aux marchés publics, surtout dans l’automobile. La Turquie, qui exporte 27 milliards d’euros de voitures vers l’UE chaque année, craint de voir ces usines partir ou réduire leur activité. Ankara a demandé à être intégrée à ce nouveau système, comme le Royaume-Uni, mais se heurte à des refus, notamment de la France. Les constructeurs européens présents en Turquie, comme Renault, hésitent entre investir sur place ou rapatrier leur production en Europe. Ce bras de fer pourrait aggraver les tensions entre Bruxelles et Ankara, déjà tendues sur les questions de démocratie et de sécurité en Méditerranée.