En Hongrie, Peter Magyar lève le tabou des archives de la police secrète communiste
La Hongrie franchit un cap historique ce 4 novembre, en rendant publics les noms de milliers d’agents et informateurs de la police secrète communiste. Soixante-dix ans après la répression sanglante de l’insurrection de 1956, le gouvernement de Peter Magyar dévoile d’abord une liste de 60 000 collaborateurs, avant d’ouvrir 9 000 dossiers personnels en 2027. Une décision qui brise des décennies de silence et de tabou, malgré les réticences passées des gouvernements successifs. Ce projet, voté fin septembre, vise à éclaircir un passé douloureux souvent étouffé, même après la chute du régime. Pour beaucoup, c’est une libération, mais aussi le début d’un travail de mémoire complexe et potentiellement douloureux.