France : trois ans après, l’acharnement judiciaire contre Ariane Lavrilleux se poursuit, signe d’une criminalisation inquiétante du journalisme
Trois ans après la publication d’enquêtes explosives sur une opération militaire française en Égypte, la journaliste Ariane Lavrilleux reste dans le collimateur de la justice. En 2021, Disclose révélait que des informations secrètes auraient servi à des frappes ciblant des civils, déclenchant une procédure judiciaire. Après une garde à vue musclée, des perquisitions et une surveillance intrusive, elle avait obtenu un non-lieu en octobre 2025, la justice estimant que ses articles servaient l’intérêt général. Mais le parquet général a fait appel, demandant la réouverture de l’enquête et même l’effacement des articles incriminés. La décision tombe le 8 juillet, avec une possible remise en cause de la liberté de la presse.