"Nous entrons dans un monde de la rareté", prévient le patron de Coopérative U après la sécheresse de cet été
Les rayons des supermarchés pourraient devenir moins garnis et plus chers cet automne. C’est ce que craint Dominique Schelcher, le patron de Coopérative U, après un été marqué par des canicules et une sécheresse intense. Les récoltes de salades, tomates ou fruits sont en chute libre : jusqu’à 30 % de moins pour certaines salades, et des produits parfois moins gros, même s’ils restent savoureux. Les prix grimpent aussi : une tomate coûte jusqu’à 50 % plus cher qu’avant, et les viandes de qualité se font rares. Derrière ce phénomène, deux coupables : le climat qui perturbe les cultures, et les difficultés à recruter des bras pour les récoltes. Résultat, faire ses courses ou sa soupe d’hiver coûtera plus cher, et il faudra peut-être s’habituer à des étals moins remplis.