Au Brésil, le dangereux attrait du modèle Bukele sur les candidats de droite à la présidentielle
Au Brésil, certains candidats de droite à la présidentielle s’inspirent du modèle sécuritaire du Salvador, où le président Nayib Bukele a réduit la criminalité en durcissant les règles. Mais ce qui marche dans ce petit pays d’Amérique centrale pourrait s’avérer dangereux et inapplicable au Brésil. Pourquoi ? Parce que Bukele a suspendu des droits fondamentaux comme l’habeas corpus, autorisé des arrestations sans mandat et toléré des violences policières. Sans parler de la taille : le Salvador est 12 fois plus petit que l’État de São Paulo, avec 6 fois moins d’habitants. La peur du crime reste un levier électoral puissant, mais copier ce modèle pourrait coûter cher en droits humains.